Les excrétions humaines ont progressivement été reléguées au rang d'impensé collectif : déchet sale et de peu d'intérêt, dont les ingénieurs se préoccupent seulement pour les éloigner de la vue et du quotidien des hommes. Pourtant, il y a encore un siècle, elles étaient considérées comme des sources d'engrais absolument essentielles. Aujourd'hui remplacées par des engrais de synthèse extrêmement coûteux à produire, elles ont quasiment disparu des programmes écologiques et agronomiques. Ce livre plaide pour leur reconsidération. Retraçant l'histoire parfois loufoque de notre gestion de nos excréments, Fabien Esculier voudrait les présenter pour ce qu'ils sont, sous les couches de tabous dont ils font l'objet : une ressources écologique absolument cruciale pour les décennies à venir. Avec pédagogie, il nous emmène dans cette histoire parallèle de nos sociétés, de nos villes, nos rivières et nos champs, pour nous donner à voir tous ce que nous nous efforçons précisément d'éloigner de nous : ces matières que produisent nos corps et qui retournent à la terre (éditeur). Les excréments humains ont progressivement été relégués au rang d'impensé collectif, résidus embarrassants que les sociétés modernes ont surtout tenté d'éloigner des villes et de leurs habitants. Alors qu'il y a encore quelques décennies, les excréments étaient considérés comme des sources d'engrais vitales, ils furent finalement évincés par le recours massif à des engrais d'origine fossile, responsables d'importants dommages environnementaux et sanitaires. Ce livre plaide pour leur reconsidération. Retraçant l'histoire, parfois loufoque, de leur gestion par les sociétés humaines, Fabien Esculier démontre qu'ils sont une ressource cruciale pour les décennies à venir. Il nous embarque avec pédagogie dans cette histoire parallèle de nos sociétés, de nos villes, de nos rivières et de nos champs, pour nous donner à voir ce que nous nous efforçons précisément d'éloigner de nos yeux : ces matières que produisent nos corps et dont nous devons compte à la terre. « Servi par une plume pédagogique et souriante, son ouvrage, souvent surprenant, à la fois savant et militant, permet de voyager dans le temps et dans l'espace. Autorisant aussi la rencontre avec des scientifiques investis, avec des innovateurs impliqués et avec un Victor Hugo célébrant « l'or fumier », il devrait légitimement faire date. Si le thème peut faire sourire, son traitement rigoureux rappelle que les petits coins ouvrent sur nombre de grandes questions, sur la façon de se connecter au monde ». Julien Damon - Les Echos.