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Fonds Godin




Portrait de Jean-Baptiste André Godin


Disciple de Charles Fourier, Jean-Baptiste André Godin a fondé le Familistère de Guise (Aisne), expérimentation sociale d’un habitat et de services collectifs, à destination de ses employés. Le fonds Godin est le fruit de plusieurs dons successifs : Marie Moret veuve de Godin (1898), Jules Prudhommeaux, neveu par alliance de Marie Moret (1919), puis le dépôt d’expérimentalisme social dit « Fourier, Godin, Prudhommeaux » (1988) comportant des papiers réunis par Jules Prudhommeaux et son fils André, ainsi que par l’ancien gérant du Familistère, René Rabaux à l’instigation de Robert Pagès, ancien directeur du laboratoire de psychologie sociale de Paris 7. Ce fonds se compose d’ouvrages, de périodiques, d’archives et de photographies et plaques de verre.


Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) naît dans une famille d’artisans ruraux à Esquéhéries (Aisne). Il exerce le métier de serrurier. De 1835 à 1837, il réalise un tour de France avec son cousin Nicolas Moret et fait face à la « question sociale ». En 1840, il fonde son propre atelier, qu’il transfère à Guise en 1846. En 1842, il découvre le fouriérisme. À partir de 1856, Godin se consacre à l’édification du « Palais social de l’avenir ». Le Familistère est destiné à accueillir 1 500 personnes, les familles des ouvriers et employés de l'usine. Son ouvrage de philosophie sociale Solutions sociales paraît en 1871. Le 3 mars 1878, l'industriel publie le premier numéro du Devoir, journal hebdomadaire consacré aux réformes sociales et au Familistère.


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